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Sommaire :

1. Introduction
1.1 Origine du projet
1.2 Les besoins
2. Buts et objectifs
2.1 Objectifs de mon travail de diplôme
3. Cadre de référence
3.1 Législation
3.2 Cadre géographique
3.3 Profil de santé de la Gambie
3.4 Concept de l'ULM "sanitaire" en Gambie
3.5 Présentation de l'ULM Avio Delta
3.5.1 Photos de l'ULM
3.5.2 Plans de l'ULM
3.5.3 Points positifs de l'ULM
3.5.4 Points négatifs de l'ULM
3.6 Tableaux de comparaison générale entre l'avion et l'ULM
3.7 Types de missions à effectuer par l'ULM
4. Equipement
4.1 Les sacs de transport
4.1.2 Description détaillé du sac R 600
4.2 Matériel dans les sacs
5. Adaptation de l'ULM pour mon projet
5.1 Fixation des sacs
6. Evaluation des objectifs
6.1 Méthode pour l'évaluation des objectifs
6.2 Présentation des experts
6.3 Evaluation des objectifs techniques
6.3.1 Conception d'un système pour fixier des sacs sur l'ULM
6.3.2 Choix des sacs
6.3.3 Construction et mise en pratique du système
6.3.4 Evaluation par un expert de la crédibilité de mon projet
6.4 Evaluation du but de mon travail de diplôme
7. Résumé
7.1 Graphe d'évaluation globale de mon projet
8. Perspectives et développements
8.1 Prototype d'un ULM avec brancard
8.1.1 Prototype d'une aile spécialisée
9. Conclusion
10. Bibliographie
11. Remerciements
12. Annexes dans dossier séparé

 

1. Introduction

1.1 Origine du projet

Ce travail représente pour moi bien plus qu'une simple épreuve pour obtenir mon diplôme. Il est l'aboutissement d'un projet qui germe depuis plusieurs années.

Mon rêve d'enfant était de devenir   sauveteur professionnel travaillant avec des moyens aériens. Plus tard, je suis devenu instructeur de vol libre, et j'ai enseigné ce sport professionnellement durant plus de 15 ans.

En photo : Roxane et Daniel Enggist

En 1995 un grave accident de parapente m'a cloué dans une chaise roulante durant   six mois. Le bassin et   les jambes brisés, la pratique du parapente n'était plus possible pendant un certain temps. L'ULM 1 pendulaire, se pilotant sans les jambes, semblait, alors, l'engin idéal pour assouvir ma passion du vol. Rapidement, je me suis perfectionné et mon physique s'améliorant,   me suis présenté au championnat de France d'ULM afin de pouvoir participer ensuite au championnat du Monde en Afrique du Sud.                                                                                      

Ne voulant pas rester inactif professionnellement, je me suis impliqué dans la conception, et les essais de diverses machines volantes. J'ai acquis une entreprise de construction de parapentes et de voiles de bateaux. Durant trois ans, je l'ai développée pour devenir le leader en Suisse dans le domaine de la réparation, révision, et développement de parapentes.   L'entreprise « Avio delta », représentée par un ami, m'a proposé de devenir pilote d'essai pour ses ULMs.

Je suis alors totalement remis, et l'envie de faire quelque chose de plus essentiel de ma vie devint prioritaire. C'est alors que l'idée d'utiliser l'ULM pour des missions médicales dans des pays en voie de développement, survint.

La machine avec laquelle je projetais la mise en place d'un brancard, apparaissait   comme idéale au niveau de ses caractéristiques de vols. Un groupe de personnes,   du milieu médical, en particulier du monde pré hospitalier, m'a approché, et, suite à des discussions concernant le cahier des charges de l'ULM, je me suis rendu compte, que mon idée de départ n'était pas adapté (en 1996 le projet de départ était d'utiliser un ULM pour aller chercher un patient, et l'emmener dans un centre de soins. L'appareil pouvait prendre deux personnes + un patient couché).  

J'ai pris conscience que la prise en charge pré hospitalière avait beaucoup évolué. Le métier d'ambulancier diplômé est maintenant reconnu, et une formation est exigée dans la plupart des cantons. J'ai décidé alors de me former pour comprendre, de l'intérieur, les besoins et impératifs des prises en charges, et ainsi développer mon ULM de façon plus crédible.

Le certificat de technicien ambulancier en poche, j'ai poursuivi mon perfectionnement pour atteindre le titre d'ambulancier diplômé. Un concours de circonstances m'a permis de rejoindre le groupe sanitaire de Lausanne et de m'inscrire à l'école d'ambulanciers en cours d'emploi de Bois-Cerfs. Ces études et le travail me prenant tout mon temps, le projet d'ULM a été, pour ainsi dire,   totalement arrêté.

Je me suis rendu compte de l'importance de mon nouveau métier. Je vis une partie de mon rêve d'enfant, et me réalise totalement de façon professionnelle comme de façon personnelle.

Toutefois, le vol est toujours ma passion et l'ULM me rappelle qu'un projet attend de voir le jour ... Convaincu que ce projet pourrait être utile, et me référant   à un article signé de   (Fiebig, 1998, p.18-19) 2  L'auteur écrit, je   cite : «  Ici Voler est moins cher que rouler. A partir de 1961, l'avion a été systématiquement utilisé, se révélant comme le moyen de transport idéal. En additionnant tous les frais, on a constaté que l'avion était et est resté meilleur marché que les véhicules terrestres  ».

Encouragé également par l'expérience d'une femme médecin   ( Spoerry, 1994) 3 « Il semble que l'évolution technique des avions légers se soit arrêtée, du moins ceux qui sont accessibles à un particulier et au budget d'une organisation comme la nôtre (AMREF) 4 Ce défaut d'évolution pose quelques problèmes. Les moteurs, de conception ancienne, ont un faible rendement et consomment beaucoup de carburant. L'essence d'aviation, spécialement raffinée, est de plus en plus chère et de plus en plus difficile à trouver. Quant à l'hélicoptère, d'une technologie très sophistiquée et d'un coût de fonctionnement démentiel, il ne convient absolument pas à notre travail. Si imparfait qu'il soit, l'avion reste un outil irremplaçable pour l'Afrique ».

L'ULM est donc probablement une réponse technique concrète à un besoin   en Afrique.

Mon travail de diplôme me permet enfin de relancer mon idée. Les expériences cumulées en vol, et dans mon service d'ambulance, m'ont permis de différencier ce qui faisait partie du fantasme   de ce qui serait réalisable, tant au niveau de la machine, que de la prise en charge médicale.

 

1.2 Les Besoins

Le fossé entre le Nord et le Sud, les riches et les pauvres, ne cesse de se creuser. Chaque année, plus de 13 millions   de personnes de l'hémisphère austral succombent à des maladies infectieuses, comme la tuberculose, la malaria, ou le VIH -Sida. La pauvreté et les carences alimentaires influent, en outre, sur l'état général de la population.

Trop de femmes meurent durant la grossesse ou lors de l'accouchement.   Les territoires sont très vaste,   les centres de santé, ainsi que le personnel qualifié sont rares. De plus, le nombre de  médicaments disponibles   ne répond pas à la demande.

Il existe des institutions telles que la Croix-Rouge Suisse, Médecins Sans Frontières, pour citer les plus connues, qui travaillent pour améliorer le bien-être de la population en soutenant la construction et l'équipement de dispensaires et cliniques ainsi que l'adduction d'eau potable.

La formation et le perfectionnement du personnel autochtone, permettent de juguler les affections endémiques. Le rôle principal de ces institutions est de dispenser des connaissances clés (alimentation, hygiène, planning familial, suivi de la grossesse et puériculture). Elles s'engagent, également,   dans la prévention et le traitement du sida, du cancer, dans les campagnes de vaccination et dans le domaine de la contraception.

D'une façon générale, on peut dire que ces besoins sont communs à l'ensemble des pays africains, avec une ampleur différente selon les situations géopolitiques locales. Malheureusement, ces institutions ne peuvent, à elles seules,   répondre aux besoins.

Le point qui me paraît important, c'est qu'il ne faut pas créer une concurrence. En effet, il existe pour exemple, une fondation, « l'AMREF » qui emploie 700 personnes dans 15 pays et dont 95% d'entre eux sont Africains. Leur principale mission est de se rendre dans environ 40 hôpitaux de brousse. Les visites durent souvent plusieurs jours, et des spécialistes, allant de l'ophtalmologue à l'urologue etc.... entreprennent des examens et traitent sur place les patients qui n'auraient pu l'être sans leur intervention. Je me réfère à un texte (Fiebig, 1998) 5. L'auteur écrit, je le cite :  « Mais aujourd'hui, les sauveteurs du ciel connaissent des difficultés. Depuis quelques années, la concurrence fait rage dans le secteur du sauvetage aérien. Les dons diminuent et l'AMREF et ses médecins volants doivent rationaliser  ».   

Il ne s'agit donc pas de réinventer la roue. Le but n'étant pas de faire mieux que les autres mais d'amener un outil complémentaire pour mener à bien des missions locales et de plus petites envergures. Cet outil,   grâce à ces spécificités,   peut   amener une forme de rationalisation, multiplier sans gros investissements le nombre d'appareils, et couvrir ainsi un ensemble de population cible plus étendu.

L'ULM est une machine performante et adéquate qui peut être intéressante, grâce à son coût modeste aussi bien à l'acquisition, que lors de son exploitation.

En avançant dans mes recherches, j'ai fait la connaissance du Dr. Mussa Touray qui a fondé l'association « The Gambia Healtcare association ». Il a   mis en place un centre de santé à Bijolo 6 situé à quelques kilomètres de Banjul la capitale gambienne . En parlant avec lui, il apparaît que peu de Gambiens ont accès aux soins. Son objectif est de proposer, aux villages voisins entre 25 et 50 Km, une navette de bus (ancien bus scolaire), afin de ramener les patients dans son centre de soins. Ce serait un élément important, dans un premier temps, pour étendre, dans la campagne environnante, l'accès aux soins. Les patients seraient,   pour la plupart, traités la journée et pourraient profiter de la navette du bus pour retourner dans leur lieu d'habitation le jour même ou le lendemain.

Malheureusement, l'accès par la route est difficile et demande du temps.  De plus, le véhicule est mis à rude épreuve.

Pour cette raison, j'ai imaginé que mon ULM pourrait, de façon concrète, apporter un plus à son concept. Il s'agirait de déplacer un médecin et l'équipement nécessaire afin de faire des consultations médicales dans les villages jusqu'à 250km autour de son centre de santé. Le but de ces consultations serait de diagnostiquer, soigner les cas bénins, apporter ultérieurement un traitement adéquat, ou, organiser un transfert médicalisé avec l'ambulance   dans le centre de soins. La deuxième mission serait la mise en place d'un programme de   prévention   concernant l'hygiène,   le   sida,   la contraception, et tout autres maladies.

En prenant connaissance   de mon projet, le Dr. Mussa Touray   est enthousiaste. Le concept ne serait plus de transporter un patient à l'hôpital comme je le souhaitais en 1996, mais   de transporter un bout de l'hôpital vers les patients.   Le Dr. Mussa Tourray, m'a présenté la   Doctoresse Ottessen qui a travaillé au centre de soins du Dr. Touray,   Cette dernière a aussi   été séduite par mon projet.

Grâce à ces médecins et à leurs connaissances précises des problèmes de santé de ce pays, j'ai   choisi la Gambie comme pays de référence pour mettre en place, de façon virtuelle, mon projet. L'espoir étant qu'à terme,   nous puissions le réaliser.

Les raisons principales de la réorientation de mon projet sont les suivantes :
En parlant avec des médecins qui ont travaillé en Afrique, et en visionnant plusieurs   reportages télévisés sur l'Afrique, je me suis rendu compte que les moeurs des Africains sont réellement différentes des nôtres. A mon avis, pour que le projet ait du succès, je devrais m'adapter à la situation sur place, et non pas imposer une vision occidentale.

Les gens n'aiment pas partir de leur village pour rechercher des soins. Cela implique souvent qu'une partie de la famille accompagne le patient. Les habitudes alimentaires posent également des problèmes. Les hôpitaux sont rapidement pleins. La situation dans les cas de pathologies habituelles, pourrait être améliorée simplement, si une consultation mobile rendait visite aux villageois afin de leur proposer   des traitements ambulatoires.

Cela permettrait, entre autre, de voir plus de patients, et aussi de profiter de l'occasion de ces rencontres originales pour faire de la prévention. Ainsi les principales maladies,   pourraient être évitées par un comportement adéquat.


Photo tirée du site (page consultée le 17 janvier 2004) :
http://www.merriewood.com/gambia/gambia13.html

 

2. Buts et objectifs


Création d'un concept ULM « SANITAIRE » en Gambie en collaboration avec un centre de santé. Proposition d'un outil complémentaire, pour améliorer l'accès aux soins et la prévention de la santé.

 

2.1 Objectifs de mon travail de diplôme

-
Au niveau technique, il s'agit, dans un premier temps, de mettre au point un système simple, pouvant s'adapter sur mon ULM et permettant de fixer des sacs de transports.
-
Il faut que ces sacs soient judicieusement choisis, pour répondre aux besoins liés à leurs missions. A savoir : transporter le matériel et les médicaments pour assurer des consultations médicales.
-
Dans un deuxième temps, je souhaite faire construire ce matériel et le mettre en place sur l'ULM, afin de pouvoir tester l'efficacité du système.
-

Dans un troisième temps, je souhaite  montrer mon idée à des experts du milieu médical, et du milieu aéronautique, pour avoir leur opinion.

 

 

 

3. Cadre de référence

3.1 Législation

Chaque pays adopte une législation aérienne, selon ses besoins. Cette législation doit toutefois être en accord avec les lois sur la navigation aérienne internationale OACI. 7 Dans le cas de la Gambie, l'ULM est autorisé selon les règles internationales de vol à vue. Des bulletins périodiques peuvent interdire le survol de certaines zones délimitées.

Il est donc difficile d'avoir une réponse claire, étant donné qu'il n' y a pas de structure en Gambie, s'occupant de la navigabilité des ULMs.

Le ministère de l'aviation civile gambien est au courant de notre projet et donnera des précisions lors de la phase de mise en place en Gambie.

J'ai choisi la France (qui est un des pays les plus expérimenté dans le domaine de l'aviation ultra légère motorisée),   pour cadrer mon projet au niveau de la législation concernant la machine.

Définition de la Fédération française   (FFPLUM) 8 :

Le pendulaire (Classe 2)

Un U.L.M. pendulaire est un aéronef sustenté par une voilure rigide sous laquelle est généralement accroché un chariot motorisé. Il répond aux conditions techniques suivantes :

  • La puissance maximale continue du moteur est inférieure ou égale à 45 kW pour les monoplaces et à 60 kW pour les biplaces.
  • La masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et à 450 kg pour les biplaces. Ces masses peuvent être augmentées de 5% dans le cas ou l'U.L.M. est équipé d'un parachute de secours ou de flotteurs
  • La vitesse de décrochage est inférieure ou égale à 65 Km/h ou la charge alaire (poids sur la surface portante) à la masse maximale est inférieure à 30 kg/m2

 

3.2 Cadre géographique

Au niveau géographique, le projet est applicable partout dans le monde, pour autant qu'il y ait des conditions aérologiques acceptables et des terrains permettant à l'ULM de décoller et de se poser. Toutefois, pour la raison citée préalablement dans le texte, j'ai choisi la Gambie, pour avoir une idée plus claire de ce que mon projet pourrait   amener.

Située en Afrique de l'Ouest, dans le Sénégal, la Gambie est un petit pays de 400/90 Km, soit 11,3 milliers de Km2 à la situation politique stable.

On compte 1.5 million d'habitants, dont 25% habitent autour de Banjul, sa capitale.

Langue officielle :             L'anglais.

 

3.3 Profil de santé de la Gambie 9

Profil national de la santé:
Le Ministère de la Santé a un plan sanitaire national. Il
Le Ministère de la Santé élabore actuellement un plan de préparations aux catastrophes.
Les services sanitaires du pays sont de la responsabilité du gouvernement, du secteur privé et des ONG 10

Priorité du programme santé du Ministère de la Santé

Secteurs importants:
Le paludisme
VIH/SIDA/MST 11
Le choléra
Diarrhée
La trypanosomiase
Eradication de la  polio
La rougeole
La tuberculose
La fièvre jaune
Le Programme Elargi de Vaccination (PEV)
La méningite
Les Infections Respiratoires Aiguës (IRA)
La lèpre

Secteurs importants pour les 3-5 années à venir incluent:
Le contrôle des maladies transmissibles
L'accès aux soins de santé de qualité
Réduire la mortalité maternelle et infantile
Réduire les infections VIH/SIDA et MST
L'eau et l'assainissement
Le PEV et les maladies évitables par la vaccination

Activités santé CR 12

La CR est membre du NAC (National AIDS Committee) - Partenaires travaillant en collaboration avec le gouvernement pour les activités de prévention du VIH/SIDA.

La société a un plan stratégique comprenant:
VIH/SIDA/MST: Programme d'éducation et de prévention VIH/SIDA
Promotion et distribution des préservatifs
Projets SIDA pour la jeunesse
Recrutement des donneurs de sang
Le réseau SIDA de l'Afrique Occidentale.
Programmes de santé dans la communauté
Premiers secours dans la communauté

Epidémies récentes
A ce jour les informations ne sont pas disponibles

 

3.4 Concept de l'ULM « sanitaire » en Gambie

Plan de mise en oeuvre :

Première étape       Travail de diplôme
Date :                        Avril 2004

Deuxième étape      Déplacement en Gambie pour étude de faisabilité complémentaire
Date                          Mai 2004

Troisième étape     Trouver un budget de mise en place
Date                          Mai 2004

Quatrième étape    Mise en place pratique sur le terrain
Date                          Septembre 2004

Ces dates sont indicatives, mais sont celles souhaitées. Elles dépendent, évidemment, du travail qui sera accompli suite au diplôme. Un budget pour se rendre sur place est, d'ores et déjà,   trouvé. La visite des infrastructures en Gambie, les autorisations finales des différents ministères et une étude plus approfondie au coeur du pays, sont obligatoires afin de passer à l'étape 4.

Introduction

Actuellement l'hôpital de Bijolo est en pleine expansion. Le Dr Mussa Touray et l'association Gambia Healtcare association continuent leurs efforts pour développer la technologie, former du personnel,   et,   bien sûr améliorer sans cesse l'infrastructure immobilière. Pour toucher plus de population, le Dr Touray cherche à acquérir un bus de ramassage scolaire d'occasion. (Type Toyota Hiace) et il a obtenu du CHUV 13 cinq valises médicales qu'il pense déposer dans des villages choisis au préalable. Avec ce bus, il espère assurer des soins et ramener des patients à l'hôpital pour des soins ambulatoires ou pour une hospitalisation. Le rayon d'action de ce bus est d'env. 30 Km.

 

Missions de l'ULM sanitaire

L'ULM transporterait un médecin ou du matériel de première nécessité dans tout le pays. L'idée serait d'emmener un médecin faire des consultations médicales sur site, uniquement pour poser des diagnostics et traiter des maladies simples.

Dans les cas graves, ne pouvant être traités sur place, il organiserait le   transfert du patient vers un centre de soins soit par ULM, (si il peut supporter un voyage assis), soit par la route avec l'ambulance de l'Hôpital. Il s'assurerait de l'accompagnement des patients gravement malades ou blessés   et des femmes enceintes dont l'accouchement présenterait des risques.

Les traitements plus lourds ou nécessitant un transfert, se feraient, en général, le lendemain avec l'ambulance du centre qui serait réservée pour ce type de rapatriement.

Les consultations médicales auraient lieu un jour sur deux, ainsi le médecin pourrait travailler à l'hôpital et assurer une partie de son activité habituelle.

Le lendemain des consultations médicales, l'ULM, dont l'équipage pourrait être paramédical, ferait la livraison et l'administration de traitements particuliers le lendemain des consultations médicales. Ces équipages   pourraient également profiter de ces journées pour faire de l'information sur la santé primaire ou des campagnes de vaccinations.

 

En résumé  :

On peut se référer au texte qui explique le cadre des missions ULM en Gambie. (Chapitre 3.7)

Mission 1 14 : Consultations médicales

Mission 2 15 : Ces vols permettent à une équipe de formation diverse d'aller à la rencontre de la population, et de l'informer sur les éléments de la santé primaire

Mission 3 16: Ces vols ont pour but de transporter du matériel.

Sur la carte ci-dessous, on comprend facilement l'avantage de l'ULM pour atteindre la population du pays. C'est évident que ce concept permettrait d'améliorer l'accès aux soins et au programme prioritaire du ministère la santé Gambienne 17

En jaune le secteur couvert par le bus de ramassage scolaire
En bleu le secteur que l'ULM pourrait couvrir
En rose le secteur pouvant être couvert suite à un ravitaillement à Georgetown

 

Organisation

Il faudrait adapter la fréquence des visites dans chaque village selon les besoins et les priorités ; il est clair qu'il faudrait faire des choix, car malgré la couverture rapide du pays grâce à l'ULM, le temps, le nombre d'appareils, pilote et médecins risqueraient fort de ne pas suffire.

 

Conclusion

L'avantage de ce concept serait une grande flexibilité permettant de toucher un maximum de population par rapport aux moyens   à disposition. Il permettrait de   renforcer le team de médecins de l'hôpital sans développer ses infrastructures.

L'efficacité de la prévention et des campagnes de vaccination serait augmentée.

Bien qu'étant limité par les conditions météorologiques, l'ULM ne concurrencerait pas l'organisation existante, mais apporterait clairement un plus

Un pilote serait facilement formé sur place, et ainsi, le projet pourrait être indépendant.

Le coût du concept reste raisonnable, surtout lorsque l'on fait le compte des avantages qu'il apporterait.

 

3.5    Présentation de l'ULM Avio-Delta

Le cahier des charges demandé à cet ULM est dicté directement par le type de mission et aussi par l'environnement dans lequel il devra évoluer. On lui demande en plus de ses caractéristiques de vol, de pouvoir résister aux pires conditions d'exploitations. Chaque détail doit être contrôlé afin de garantir la sécurité des exploitants.

Résumé du cahier des charges techniques :
En noir : Caractéristiques techniques nécessaires
En bordeaux : Caractéristiques à disposition

Masse de décollage max. 400 KG
Masse Totale au décollage testée a 6G 400Kg

Masse   de décollage max. : 200KG
Masse   de décollage max.   203 KG

Elan de décollage sans vent 100 m.
Elan de décollage sans vent 90 m.

Parcours en atterrissage : 100m.
Parcours en atterrissage : 83m.

Vitesse maximale : 130 Km/h
Vitesse maximale : 148 Km/h

Vitesse de croisière : 100 Km/h
Vitesse de croisière : idéale   95 Km/h - 100 Km/h sans difficulté

Vitesse verticale de montée max : 4 m/s
Vitesse verticale de montée max : 4 m/s

Autonomie : 5 heures de vol
Autonomie : 5,38 heures de vol
(Réservoir de 70 l.   /     Consommation 13l/heures)
Calcul de consommation : 70/13 = 5,38

Structure simple et sans soudures.
Structure simple et sans soudures.

Motorisation simple et ayant un service après-vente international.
Motorisation simple et ayant un service après-vente international.

 

L'aile doit elle aussi avoir des caractéristiques spécifiques de résistance à l'environnement.

Le tissu utilisé pour sa construction doit pouvoir résister de manière optimale aux agressions du soleil et sable. Pour ce faire, le constructeur   utilise un tissu allemand renforcé de Dacron et de Kevlar. Ce tissu est, sans aucun doute, un des plus résistant du marché.

Les câbles doivent être de la meilleure qualité. Ils proviennent d'une entreprise suisse leader dans ce marché.

On peut donc assurer que le cahier des charges de l'aile est rempli.

 

3.5.1 Quelques photos de l'ULM AVIO DELTA

 

 

 

3.5.2 Plans 3 vues de l'ULM Avio Delta

 

 

3.5.3 Les points positifs :

Mise en oeuvre :
Il faut 3 minutes pour effectuer la check list de pré-vol.

Rayon d'action :
Autonomie en vol 5h30

Réservoir : 70l.
Consommation : 13l/h

Conditions favorables
Vent arrière de 30 Km/h

Conditions défavorables
Vent de face de 30 Km/h

Moyenne
Vent nul

Distance de vol possible

689 Km

371 Km

530 Km

 

Stabilité aérodynamique

L'ULM pendulaire est, de par son principe de conception, un aéronef dont le contrôle et la stabilité en vol sont assurés uniquement par le poids du chariot. Le pilotage se fait par déplacement relatif de ce dernier par rapport à l'aile dans les sens longitudinal et transversal, grâce à un point d'attache articulé.

A l'inverse, lorsque l'aile est perturbée par une turbulence, le poids du chariot rétablit automatiquement l'équilibre de la machine qui retourne en vol rectiligne et à sa vitesse de croisière.

Formation au pilotage

Facilité d'apprentissage du pilotage Pour obtenir le brevet français de pilote ULM, quelque soit la classe concernée, il faut :

  • avoir 15 ans révolus ;
  • satisfaire à un examen théorique de type QCM 18 (gratuit !), organisé une fois par mois par le district aéronautique le plus proche de votre domicile, ou ADP (Aéroports de Paris) ;
  • se voir délivrer une autorisation de vol seul à bord par un instructeur habilité, après une formation pratique (10 à 20 heures en général).

Si vous êtes titulaire d'un brevet de pilote avion, d'hélicoptère, de planeur ou de ballon libre, ou encore d'une licence étrangère, même périmée, de pilote d'aéronef, délivrée conformément aux normes de la convention relative à l'aviation civile internationale, à l'issue d'un test concluant avec un instructeur de la classe concernée, vous pouvez obtenir votre brevet de pilote ULM par équivalence. Après une expérience suffisante en tant que pilote monoplace, vous passez un second examen en vol avec un instructeur ULM, suivant un programme fédéral, afin d'obtenir l'autorisation d'emport d'un passager

 

Législation

L'ULM bénéficie de réglementation allégée en rapport avec l'aviation générale. Les ULMs évolue en VFR 19. Ils ne sont pas soumis au registre matricule, et leur   maintenance est de la responsabilité des pilotes. La licence de pilote avec emport de passagers, autorise l'exécution de l'ensemble des travaux aériens   dans les limites des possibilités de l'ULM.

Seul la Corée du Nord et la Suisse interdisent l'ULM. Toutefois en Suisse, des autorisations restreintes sont données aux constructeurs pour leurs essais.

 

Entretien

Motorisation : Il faut se référer au manuel d'entretien du constructeur.

Le Chariot  : Dans le cas d'utilisation en milieux difficiles, comme ce serait le cas en Afrique, il faut chaque jour faire un contrôle des points critiques pour la sécurité. Il faut également, toutes les 10 heures de vol,   faire un check-up plus complet. Ce check ne prend pas plus de 10 minutes et permet d'assurer le bon fonctionnement à long terme.

L'aile. Contrôle pré vol   selon une check list. Il faut également un démontage de la structure de l'aile et le contrôle du tissu de l'enveloppe de   l'aile après 300 heures.

 

Pliage et transport

Il faut 30 minutes environ pour le montage complet de l'ULM.

Transport sur remorque
Montage de l'aile
Montage au chariot
ULM monté

Un autre avantage du système de montage, c'est qu'il permet à une seule personne le montage et démontage complet de l'ULM.

 

Abri de protection

Dans le cas où il faudrait improviser un abri pour protéger l'ULM, je propose une tente de dimension réduite, de forme aérodynamique et résistante aux intempéries. Celle-ci serait munie d'une double isolation, qui éviterait toute condensation. Le volume de l'abri, permettrait le rangement de l'ULM et de son aile pliée. Dans le cas où l'ULM serait utilisé régulièrement, on pourrait enlever l'aile au chariot et démonter le trapèze. L'aile pourrait alors être posée et attachée sur des plots, à même le sol,   à l'aide de points fixes. Il suffirait, alors,   de couvrir d'une housse de protection la toile de l'aile et de ranger le chariot dans la tente. Le temps de mise en oeuvre de la machine, dans ce cas,   serait d'environ 10 min.

 

 

Cette tente est d'une valeur
de CHF 3'500.-

 

Options possibles

On peut transformer la version terrestre de l'ULM en version amphibie. Un système de flotteurs a été mis au point et est commercialisé.

De même, on peut ajouter des skis pour l'hiver.

Il est aussi possible de servir la machine pour le traitement chimique agricole.

1. Ski

2. Flotteur


Croquis tiré du site : (Page consulté le 16 mars 2004)  :
http://www.cosmos.fr/fr/docs/options_phase2.htm

 

Coût

Cette machine, avec ces modifications, est proposée au prix forfaitaire de 35 000 Frs

Comprenant :

Le chariot Avio delta équipé du moteur Rotax 582 DCDI
L'aile de votre choix (selon gamme du constructeur Avio Delta)
Une formation de pilote de base (Licence française)
Le système d'attache des sacs médicaux et les sacs (sans leur contenu)

Le coût global, y compris la formation du pilote et à l'entretien de l'ULM, est finalement moins cher qu'une voiture 4*4 classique.

 

3.5.4 Les points négatifs :

Utilisation limitée aux conditions aérologiques favorables.
Le principal désavantage de l'ULM en comparaison d'autres moyens de locomotion, est sans doute les limitations d'utilisation dues à la météorologie. En effet, pour optimiser la sécurité de l'équipage et pouvoir de manière générale assurer les missions, il faut une aérologie calme à modérée. C'est-à-dire que l'on peut être limité par la force du vent (maximum 50 Km/h),   par un temps trop orageux, ou par le manque de visibilité en vol et au sol.

Vitesse de vol.
En comparaison avec les avions, l'ULM est relativement lent, bien qu'il soit   beaucoup plus rapide que les moyens de transport terrestres. En brousse ou dans la jungle il faut compter 5-10 heures de route pour une distance à vol d'oiseau de 100 Km. Couverte en 1 heure avec un ULM.

Usure naturelle du tissu de l'aile.
Il faut remplacer la toile toutes les 1000 heures de vols   à cause d'une exposition importante aux UV20.


En Afrique les pistes d'atterrissage ne sont pas toujours adaptées à l'aviation classique...

 

3.6 Tableaux comparatifs entre l'avion et l'ULM Avio Delta

Il est possible que des ULMs soient actuellement en service à des fins de transports

"médicaux ou paramédicaux", mais cela n'apparaît dans aucune littérature ou rapport

d'organisme fiable et reconnu.
L'avion le plus proche du but de ce projet est le Cessna 185. Cependant, il n'est pas très

objectif de le mettre en comparaison directe avec un ULM,   puisqu'il présente des prestations

et des défauts d'un avion de 1'500 Kg et de 300 Chevaux. C'est pour cette raison que

j'ai mis en comparaison le Cessna 152 qui est,   au niveau des services qu'il peut rendre, comparable à un ULM, à savoir 2 places avec un peu de matériel.
 

Le tableau de comparaison ci-dessous est basé sur des valeurs moyennes actuelles.

Le prix de l'essence influence fortement les coûts

directs d'exploitation et varie beaucoup d'un pays à l'autre. Le prix utilisé est de

3 US$ par gallon avec un change de 1.4 soit 0.92 CHF par litre.

 

Cessna 185

Cessna 152

ULM Avio Delta Sanitaire

1

Coût d'achat

CHF. 150'000.00

CHF. 50'000.00

CHF 35'000.00 

2

Fréquence de maintenance

50 h

50 h

50h 

3

Consommation d'essence

60 l/h

32 l/h

13 l/h

4

Coût horaire direct

CHF. 77.00

CHF. 53.00

CHF.   25.00

5

Distances décollage

395 m

410 m

  150 m 

6

Distances Atterrissage

395 m

365 m

 150 m

7

Rayon d'action

870 Km

585 Km

530 Km 

8

Plafond pratique

5180 m

4480 m

3500 m 

9

Vitesse de croisière

280 Km/h

198 Km/h

100 Km/h 

10

Charge utile

570 Kg

165 Kg

140 kg - 70 kg 

11

Coût de la licence de Pilote

CHF. 20'000.00

CHF. 20'000.00

CHF. 3000.00

12

Durée de formation de base

6 mois

6 semaines intensives

6 mois

6 semaines intensives

30 heures  / pour biplace

3 semaines intensives

EXPLICATIF DU TABLEAU

1

Coût moyen actuel pratiqué pour des avions d'occasion avec env.

1500 h de potentiel moteur

2

Selon les JAA21 et pour des monomoteurs à pistons

(50h --> Contrôle sommaire/mensuel 100 h. -->contrôle complet/annuel

3

Moyenne pour des puissances de 75% en conditions ISA 22.

Ces valeurs varient selon les paramètres de vol.

4

Comprend : Essence, huile et maintenance globale.

5

Passage des 15m en pleine charge, niveau mer,

conditions ISA, terrain plat et dur.

6

Passage des 15m en pleine charge, niveau mer,

conditions ISA, terrain plat et dur.

7

Vitesse et niveau de croisière économique

8

Pas de commentaires

9

Très proche des vitesses de croisière max. Vitesse air.

10

Ne tient pas compte des conditions météo et des distances

décollage/atterrissage disponible

11

Moyenne suisse. Dépend de l'expérience aéronautique, de la facilité/habilité

et du prix horaire de la formation.

12

Ecolage normal pour des personnes motivées avec de la disponibilité (>3 heures/semaine)

Moyens financiers nécessaires.

Ecolage intensif : cours pratiques et théoriques dispensés lors du stage à plein temps. 2 ans.

3.7 Missions de l'ULM en Gambie

Mission 1 : Consultations médicales.

Ces vols permettraient,   à un médecin,   de visiter des villages aux alentours du centre de soins. Une distance de 250 Km pourrait être parcourue, car il faudrait pouvoir revenir au point de départ sans prendre d'essence.

Le médecin consulterait et diagnostiquerait le plus grand nombre possible de patient. Il proposerait les premiers secours, traitements de maladies largement répandues, et ferait usage de médicaments essentiels tels que :
Anti-inflammatoires, antalgiques
Anti-fongiques
Anti-malariques
Anti-HTA 23
Bandages, matériel de désinfection
Sutures

Ce dernier organiserait un traitement ultérieur pour des cas nécessitant des antibiotiques, ou médicaments plus difficiles à transporter ; ceci pour des raisons de chaleur, de coût ou de rareté.

Dans les cas graves ne pouvant être traités sur place, il organiserait le   transfert du patient vers un centre de soins soit par ULM, si le patient pouvait supporter un voyage assis, où soit   par la route avec l'ambulance de l'Hôpital. Il s'assurerait de l'accompagnement des patients gravement malades ou blessés   et des femmes enceintes dont l'accouchement présenterait des risques.

Mission 2 : Informations, éducation et prévention, ces vols   permettraient d'aller à la rencontre de la population, et de l'informer sur les éléments de la santé primaire 24.

Education  : promotion de la santé ; Hygiène, eau potable, alimentation, (potager, équilibre alimentaire), planning familial, protection de l'environnement.

Prévention  : soins à la mère et à l'enfant (contrôle de la grossesse et des nouveaux-nés, obstétrique, campagne de vaccination, dépistage du cancer, lutte contre les maladies endémiques.

Promotion et usage de la médecine traditionnelle , des remèdes naturels et du savoir faire ancestral, renforcement des valeurs culturelles.

 

Mission 3: Ces vols ont pour but de transporter du matériel.

Cela pourrait être les traitements aux patients vus les jours précédents, ou   un fret de nature diverse pour des besoins humanitaires, ou encore pour des raisons logistiques. Le poids transporté varie de 50 Kg à 150 KG selon la charge en essence et en passager transporté.


Photo : http://perso.wanadoo.fr/dta/logo/F-Mike-Cobra-Nazca-Peru-Im11.jpg

Exemple d'un ULM avec du fret.

 

4. Equipements

4.1 Les sacs de transport

Pour faire le choix des sacs de transports, j'ai tenu compte de trois facteurs principaux :

Le volume et les possibilités de rangements
Avec ses dimensions idéales, le sac de sauvetage en montagne R600 permet de moduler son intérieur avec des séparations. Son volume est tout à fait suffisant pour les besoins des missions ULM.

La qualité de fabrication et le choix des matériaux de construction
La durée de vie des sacs dépend directement du matériel utilisé pour sa fabrication. Fabriqué en Cordura 1000D, ce tissu est l'assurance de qualité, et d'usure minimale.

Ces sacs sont utilisés dans beaucoup de services d'ambulances ou de secours en terrain difficile. L'expérience a montré qu'ils sont adaptés aux pires conditions d'utilisation. La société de secours héliportée « La maison du sauvetage à Sion et le le groupe sanitaire de Lausanne » ont, d'ailleurs,  porté leur choix sur ce matériel.

Confort d'utilisation
Le sac peut être porté avec des sangles comme une valise, ou en sac à dos. Dans la configuration sac de montagne, le confort de portage est optimal. On peut, entre autre, y fixer des skis ou tout autre matériel semblable. Des attaches spécialement conçues permettent de fixer le sac à une corde. De nombreuses poches permettent l'accès direct au divers contenu.

 

4.1.2 Descriptions détaillées du sac R 600 25

 

Sac de sauvetage en montagne R600

Description du sac :
- Double fond
- Système de portage dissimulable et ajustable
- Cadre aluminium interne
- Sangles rembourrées
- Point d'arrimage externe
- Poche inférieure pour accès séparé
- Divisions internes amovibles
- Compartiments internes pour des modules Pacific
- Deux grandes poches latérales et une frontale

Fabriqué en Cordura 1000D

Dimensions : 79 x 38 x 20 cm

Les couleurs disponibles sont : bleu, rouge, turquoise, orange, navy, noir et violet

 

4.2 Matériel dans les sacs

Argumentation du contenu

Le choix du contenu des sacs est le fruit d'une réflexion tenant compte des missions que l'on devrait accomplir, mais aussi, des risques d'éventuelles interventions d'urgence. Il semblerait qu'il ne soit pas utile d'avoir,   par exemple, de l'oxygène, car les possibilités de 1 ou 2 bouteilles de 2 l. ne permettraient pas de maintenir un patient très longtemps avec ce traitement.

Les médicaments d'urgence ne devraient pas être utilisés en temps normal, mais qui sait, il suffirait qu'un cas grave se présente. Le médecin devrait pouvoir y faire face. Ce dernier point mérite d'être brièvement développé.

En effet, je pense que même dans les cas   désespérés, le médecin devrait pouvoir   agir. C'est aussi important pour la crédibilité de l'équipe. Il faut que les gens voient que l'on peut faire des soins aigus, même si c'est pour une durée limitée. Je prends un exemple : l'oxygène serait très utile dans le cas d'un choc anaphylactique. On pourrait ainsi utiliser de l'Adrénaline 26 et un masque nébuliseur. Même chose pour une crise d'asthme où le masque nébuliseur et le Ventolin 27 est un traitement   vraiment adapté.

En conclusion, je propose une liste de matériel spécifique aux consultations médicales,   pour assurer les soins de base, tels qu'ils sont décris dans le cadre des missions de l'ULM, et aussi, le matériel de base de l'urgentiste, afin de répondre aux cas exceptionnels. Il est clair que nous n'avons pas de soins intensifs à disposition pour pouvoir assurer le suivi d'un patient réanimé ou dans un état extrêmement grave. Dans certain cas, certainement que la médecine triomphera de la maladie ou de la blessure, c'est pour cette raison qu'il faudrait avoir un minimum pour accomplir des soins d'urgence pré hospitaliers.

Les médicaments

Le volume des sacs permettra d'emporter l'ensemble des médicaments pour traiter les maladies classiques, le plus souvent rencontrées sur le terrain. Pour des raisons liées au transport, à la chaleur, et au coût, les traitements particuliers seront différés. Une trousse de médicaments d'urgence sera à disposition.

Les modes d'administration des médicaments, seront   en rapport avec les habitudes des gens du pays. Par exemple, certains préfèreraient   une perfusion à un comprimé, Ainsi ils auraient le sentiment d'avoir reçu une attention particulière.

Pour avoir un suivi clair du contenu des sacs, j'ai fait une liste 28 provisoire et non exhaustive (annexe)   de l'ensemble des produits, du nombre de pièces et du contrôle des dates de préemptions.   Le médecin choisira les médicaments selon ses besoins et les dispositions locales.

 

5. Adaptation de l'ULM pour mon projet

Le principe de modification de l'ULM pour devenir un engin dit « sanitaire », est simple. Il s'agit de fixations en sangles, qui présentent   beaucoup d'avantages, par rapport à un système mécanique.

Tout d'abord, il n'y a pas besoin d'outils pour installer le système. Aucun risque d'usure de la structure de l'ULM. La confection des sangles est bon marché et peut s'adapter sur toute sorte de machine.    

Un point important est l'emplacement des sacs sur la structure de l'ULM, il faut tenir compte de deux facteurs essentiels.

a. Il faut fixer les sangles sur un cadre qui permet de supporter le poids des sacs et ceci en tenant compte des facteurs de charges en utilisation extrême, c'est-à-dire au moins 6G. 29. Dans le cas de mon ULM, les sangles sont positionnées sur le cadre des sièges, ce qui est idéal. Le constructeur   certifie la résistance de cette structure jusqu'à 8 G. Ce point est donc conforme.

b. Le deuxième point   est le centrage du poids. En effet, le pilotage se faisant par déplacement   du chariot sous l'aile, il faut tenir compte du centre de gravité pour l'emplacement des sacs. Le centre de gravité est situé à la verticale du point d'attache entre le chariot et l'aile. Les sacs sont donc positionnés exactement à cet endroit. Ce qui ajoute même de la stabilité grâce à un positionnement   en dessous du pilote et du passager. En raison d'une traînée aérodynamique plus grande, La consommation sera un peu plus élevée par rapport   à l'ULM sans sac, mais dans le cas des ULM pendulaires, la traînée engendrée par la forme générale de la machine   est déjà énorme. Cette différence devient donc presque négligeable.

 

Fixation sur les sacs

Une fois enlevés de la machine, les sacs sont utilisables sans aucun inconvénient

Sur les sacs, on trouve seulement 6 fixations de type aviation.  Ces fixations sont munies de deux boutons pressoirs, ce qui évite une ouverture par inadvertance. Les sangles sont cousues avec du fil renforcé. J'ai choisi de mettre sur les sacs que des fixations « mâles » de façon à pouvoir nettoyer facilement ces pièces suite à l'utilisation du matériel dans des endroits sales, ou dans des milieux   extrêmement froids (glace). En effet, si les fixations « femelles » sont remplies de boue, ou sont glacées, il serait difficile de les nettoyer et donc   impossible de remettre les sacs sur l'ULM.

Dessin 3 D


Dessin de Christian Waibel

 


Dessin de Christian Waibel

 

6. Evaluation des objectifs

Tout d'abord, j'ai pensé évaluer mon projet en organisant une journée de vols test. A l'aide d'un scénario, on aurait pu mettre en scène, l'ULM, son équipage et un ou plusieurs patients. Malheureusement, la météorologie de saison, et le manque de temps, ont contrecarré l'organisation de cette méthode. J'ai donc pensé à une évaluation point par point ; c'est-à-dire, la technique, le choix des sacs et la valeur du projet aux yeux des futurs exploitants de l'ULM. J'ai donc donné des questionnaires à plusieurs spécialistes de l'aviation pour une évaluation de l'ULM et de ses caractéristiques, puis un autre concernant le choix des sacs et de ses modifications a des personnes expertes en matériel. Enfin, j'ai demandé l'avis de plusieurs médecins concernant la valeur du concept.

Ayant reçu beaucoup de réponses, et d'avis relativement semblables, j'ai pris la décision de tirer au sort une expertise par sujet afin d'évaluer mes objectifs et le but de mon travail. Toutefois, j'ai gardé les notes attribuées dans le questionnaire de chaque expert, et j'ai fait pour chaque question la moyenne que j'ai mis en évidence dans un graphe 30 en forme de cible. Le but de ce graphe est de visualiser globalement si mon but et les objectifs fixés pour l'atteindre sont réussis. Si la figure formée par l'ensemble des résultats aux questions est proche du centre de la cible, le but du projet tend   à être atteint.   Cette image conforte les expertises des quatre experts choisis.

Les experts ont   été sélectionnés pour leurs expériences dans le cadre qu'ils doivent évaluer.

 

6.1 Méthodes

L'expert a reçu un exemplaire de mon travail, et un dossier d'évaluation 31.

Le dossier comprenait certaines explications techniques ou autres lui permettant de se positionner ; Il pouvait, en tout temps, me demander des renseignements complémentaires et il les obtenait soit sous forme écrite soit orale.

Pour l'évaluation, je présente chaque objectif, et argumente, à l'aide de celle de l'expert retenu, le fait que l'objectif soit atteint ou non.

Concernant le but de mon travail de diplôme, j'utilise la lettre du Dr. Mussa Tourray, qui est le responsable du centre   médical en Gambie et pour qui j'ai développé dans un premier temps ce concept. Il est à même de se positionner clairement sur ce projet.

 

6.2 Présentation des experts

Monsieur Luc Job Ing.dipl. EPFL

Expert pour les aspects Techniques de l'ULM et du système de fixation des sacs sur la machine.

Constructeur d'un prototype d'avion expérimental depuis 2002

Ingénieur Indépendant depuis 1998. Calculs et réalisations de prototypes en matériaux composites dans l'aéronautique et le sport.

Ingénieur conseil au sein de l'association Suisse des constructeurs amateurs dès 1996.

Assistant à l'EPFL   de 1992-1998.Recherche sur la micromécanique de rupture du bois.

Projet de diplôme EPFL sur la mécanique de rupture du bois. (1992)

Projet d'étude HTE sur le développement des avions en matériaux composite.

Gestion d'un club de Vol à voile de 1991 à 1996 (CA 250'000.-)

Divers travaux avec des matériaux composites dès 1987, tels que modélisme aéronautique et réparation de planeurs.

Possède une licence de pilote de planeur depuis 1986 et de pilote privé d'avion depuis 1992.

Calcul, réalisation et homologation par l'Office Fédéral de l'Aviation civile de diverses modifications majeures sur mon propre avion .

 

Monsieur Jean-Gabriel Clouet

Expert pour les sacs médicaux

Technicien Ambulancier au GSL 32
En fin de formation d'ambulancier dipl.
Ancien représentant en matériel médical
Responsable du GIS 33 de Lausanne

 

Docteur Mussa touray

Expert   pour le but de mon travail de diplôme. Il évalue le concept de l'ULM sanitaire en Gambie.

Médecin assistant au CHUV
Responsable du centre de santé de Bijilo en Gambie
Membre fondateur de Gambia Healthcare association

 

Doctoresse Emmanuelle Guyot

Chef de clinique adjoint au CHUV

Responsable de la supervision des médecins du SMUR 34 et de la REGA 35 de Lausanne.

 

La doctoresse Guyot évalue le projet dans sa globalité et donne son avis sur sa   crédibilité.

 

Photo : http://www.rega.ch/images/trav_dipl/medien/02000.jpg

 

6.3 Evaluation des objectifs techniques

Il s'agit de vérifier si les objectifs permettant à l'ULM de mener les missions sanitaires sont atteints.

L'expert, Monsieur Job, dit dans un extrait de sa lettre 36 d'évaluation :
Ayant personnellement envisagé des applications de travail aérien similaires avec des ULMs, je suis en mesure de confirmer le bien-fondé de votre concept, dans le cadre considéré : Une telle machine est l'équivalent aérien d'une jeep traditionnelle, simple à utiliser et à entretenir, mais qui n'a besoin que de 300 m de pistes pour couvrir 300 Km en 3h... Ce que ne fera jamais son équivalent terrestre. La seule limitation, comme vous l'avez mentionné, est liée aux conditions météorologiques qui doivent permettre le vol à vue. Son potentiel d'utilisation est donc dépendant du climat local, mais reste en général assez élevé : Les conditions climatiques favorables à l'ULM le sont également à l'homme !

Considérant l'extrait de la lettre d'évaluation de Monsieur Luc Job,
j'estime que cet objectif est atteint.

 

6.3.1 Conception d'un système pour fixer des sacs sur l'ULM.

Au niveau technique il s'agit, dans un premier temps, de mettre au point un système simple, pouvant s'adapter sur mon ULM et permettant de fixer des sacs de transport.

L'expert, Monsieur Job, dit dans un extrait de sa lettre 37 d'évaluation :
Le dispositif de fixation des sacs paraît approprié et bien conçu. La position des sacs sur le chariot est correcte. Le fait d'avoir 3 points d'attache par sac offre une sécurité en cas de mauvais accrochage.
Toutefois, pour des questions de sécurité, il me paraîtrait nécessaire que les sacs en question ne soient munis que d'une seule fermeture facile à contrôler, visible du pilote et permettant de contenir l'ensemble lorsqu'ils sont fixés sur la machine : Ceci permet d'éviter qu'un objet sorte d'une poche non fermée et passe dans l'hélice de l'ULM, ce qui occasionnerait des dégâts à cette dernière.
Pour les mêmes raisons, les sangles inférieures devraient être assurées afin que même en cas de décrochage elles ne puissent pas entrer en contact avec les roues ou l'hélice.
Ces points ne sont toutefois que des détails dont il est facile de tenir compte.

Effectivement, les points que soulève l'expert concernant les sacs, sont importants,   Un check pré vol des sacs doit être systématiquement fait.

Considérant l'extrait de la lettre d'évaluation de Monsieur Luc Job,
j'estime que cet objectif est atteint.

 

6.3.2 Choix des sacs

Il faut que ces sacs soient judicieusement choisis, pour répondre aux besoins liés à leurs missions. A savoir : transporter le matériel et les médicaments pour assurer des consultations médicales.

Dans son évaluation 38, l'expert, Monsieur Jean Gabriel Clouet dit :
«  Le choix des sacs « Pacific R600 » est excellent a plus d'un titre ! Ils permettent une parfaite modularité et une mise en adéquation des matériels à emporter en rapport avec la place disponible et l'impératif des charges embarquées sur un ULM. Les modifications apportées par la maison Keller SA de Martigny sont, par ailleurs, judicieusement pensées (boucles mâles sur le sac = pas de risques d'encrassages par exemple) L'expérience de cette maison en terme de matériel dédié aux professionnels du terrain est ici encore une fois démontrée et complète parfaitement les qualités intrinsèques des produits Pacific  ».

Considérant l'extrait de la lettre d'évaluation de Monsieur Jean-Gabriel Clouet,
j'estime que cet objectif est atteint.

 

6.3.3 Construction et mise en pratique du système

Dans un deuxième temps, je souhaite faire construire ce matériel et le mettre en place sur l'ULM, afin de pouvoir tester l'efficacité du système.

  

  

 

Ayant fait fabriqué et démontré l'utilisation en vol, l'objectif est atteint.

 

6.3.4 Evaluation par un expert de la crédibilité de mon projet

Dans un troisième temps, je souhaite montrer mon idée à un expert du milieu médical, pour avoir son opinion, et avoir une idée de la crédibilité du projet.

La Doctoresse Emmanuelle Guyot a fait une évaluation sous forme de lettre 39. L'ensemble de son contenu étant à mon sens important, je vous la transmet don son intégralité :

Travaillant comme chef de clinique adjoint au SMUR et aux urgences de médecine du CHUV, j'ai eu l'occasion de travailler avec Daniel Enggist. Lorsqu'il m'a fait part pour la première fois de son projet de créer un ULM sanitaire, j'ai immédiatement trouvé le concept intéressant. Ayant moi-même brièvement travaillé en Afrique, j'ai été témoin de la difficulté d'accès aux soins que rencontre la population du fait de la rareté et de l'éloignement des centres médicaux. Pour nous qui vivons dans un pays où les hôpitaux, les cliniques ou les cabinets médicaux sont à proximité immédiate, il nous semble normal d'aller consulter un médecin en se déplaçant jusqu'à lui. Dans des pays défavorisés où les structures sanitaires sont rares et distantes, devoir parcourir des kilomètres dans des conditions de transport difficiles, empêche souvent de nombreuses personnes d'accéder aux soins les plus simples. Élaborer un concept où le médecin va à la rencontre des patients plutôt que le contraire me paraît pertinent et avantageux à bien des égards. Beaucoup d'affections sont bénignes et peuvent être facilement traitées si elles sont reconnues à temps. Bien souvent, l'absence   de personnel compétent pouvant poser un diagnostic et prescrire un traitement transforme une affection banale en pathologie mortelle. Créer une consultation où le médecin se déplace dans les villages éloignés des centres médicaux permettrait de dépister et de traiter précocement les affections ne nécessitant pas de structure hospitalière avant qu'elles ne s'aggravent. Cette consultation permettrait également de diagnostiquer les cas sérieux nécessitant l'apport de moyens diagnostiques ou thérapeutiques supplémentaires ou un transfert vers un hôpital. Enfin, si les patients ne peuvent se déplacer pour de simples consultations médicales, il est évident qu'ils ne le feront pas pour se faire vacciner. Ce projet pourrait donc permettre d'élargir l'accès aux campagnes de prévention et de vaccination.

Utiliser dans ce but un ULM serait une innovation très séduisante. J'ai récemment eu l'occasion de lire le travail de diplôme de Daniel. Cela m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur les ULM et de me rendre compte des avantages qu'ils pourraient apporter. Je pense notamment au coût spécialement peu onéreux, à la brièveté de la formation d'un pilote, au confort d'un vol (comparé à un trajet en voiture sur des routes souvent défoncées), à la rapidité et à l'autonomie de ces appareils. De plus l'entretien et la facilité de mise en oeuvre sont très intéressants.

Le principe des sacs accrochés à l'ULM et que l'on détache pour se rendre auprès des patients me paraît également très pratique. Pour avoir utilisé des sacs du même genre en extrahospitalier, je pense qu'ils sont particulièrement adaptés au terrain. Sans être trop grands, ils permettent toutefois de mettre tout le matériel nécessaire pour répondre aux problèmes médico-chirurgicaux simples. Les divers compartiments permettent de ranger de façon logique le contenu et ses sacs sont agréables à porter.

L'expérience d'ambulancier associée à sa parfaite connaissance des ULM ont permis à Daniel  de réaliser un travail qui me paraît très intéressant, original et complet. Tous les aspects aussi bien médicaux qu'opérationnels ont été évalués avec sérieux, ce qui rend ce projet tout à fait crédible. J'espère sincèrement que ce travail sera plus qu'un excellent travail de diplôme et que l'engagement personnel de Daniel sera récompensé par la réalisation concrète de son projet en Gambie et je ne peux que lui apporter mon soutien.

Dr. Emmanuelle Guyot
Chef de clinique adjoint

Me basant sur le contenu de la lettre de l'experte ci-dessus, je considère que ce projet est crédible et qu'il présente suffisamment d'intérêt pour je cherche à le concrétiser.

 

6.4 Evaluation du but de mon travail de diplôme

A savoir :
Création d'un concept ULM « SANITAIRE » en Gambie en collaboration avec un centre de santé. Proposition d'un outil complémentaire, pour améliorer l'accès aux soins et la prévention   de la santé.

Dans son évaluation 40, le Dr. Mussa Touray dit, je cite :  
« Le choix de notre centre pour votre travail de diplôme, nous a beaucoup touché, et n'avons aucun doute sur l'utilité de ce travail afin d'améliorer les conditions sanitaires dans notre petit pays pauvre.
En lisant votre projet, nous voyons que vous avez bien saisi le problème principal : comment rendre les soins médicaux accessibles aux personnes habitant dans les villages sans routes principales, ou d'accès difficile.
Le système de navette de bus afin de rapatrier des patients, peut couvrir une zone maximale de 25km. Nous souhaitons toucher un rayon beaucoup plus grand, ce qui rend votre projet d'ULM très intéressant ».  

Dans un autre paragraphe, le Dr. Mussa Touray ajoute, je cite :
« Toutefois, concernant votre travail de diplôme, nous vous confirmons que ce projet répond à une demande, que le concept est ambitieux tout en restant accessible. Le pays, par sa situation géographique et ses conditions météorologiques, se prête très certainement à la pratique de l'ULM ».

Considérant l'extrait de la lettre d'évaluation du Dr. Mussa Touray,
j'estime
que cet objectif est atteint.

 

7. Résumé

À la vue de ces expertises, les objectifs de mon travail de diplôme sont atteints.

Il semble, selon les réponses des différents experts, que le projet soit   crédible et intéressant.

Le projet de 1996, qui   devait être un ULM avec brancard est actuellement en attente, Il sera certainement repris, surtout si le projet actuel voit le jour. Un dessin 41 du dessinateur « Pascal Degomme » illustre le principe de base...

Il faut toutefois souligner que s'il n'y a pas beaucoup de points négatifs, il y en a un qui pèse lourd dans la balance. En effet, la limitation des possibilités de vol due à l'aérologie, peut poser des problèmes. De ce fait, il faut encore travailler   pour concevoir des ailes et des chariots capables d'affronter des conditions aérologiques plus fortes. En attendant les progrès   techniques, Il faut utiliser   l'ULM   comme une alternative à d'autres moyens tels que la voiture 4*4 par exemple.

 

7.1 Graphe

Si la figure formée par l'ensemble des résultats aux questions est proche du centre de la cible, le but du projet tend   à être atteint. C'est une image afin de conforter les expertises des quatre experts choisis.

Le but de ce graphe est d'avoir, en un coup d'oeil, une appréciation globale du projet.

Plus la forme est homogène et proche du centre, plus les objectifs convergent vers l'idéal.

Chaque question pouvait être notée de 1 à 10.

Le 1 ; meilleure note   est au centre du graphe. Le 10, évidemment, à l'extérieur.

Les questions de couleur jaune (quest.1-5) concernent les sacs, leur utilisation, et le système d'accrochage sur l'ULM.

Les questions de couleur bleue (quest. 6 - 14) concernent l'ULM.

Les questions de couleur verte   concernent l'évaluation de la crédibilité et de l'intérêt du projet.

Onze questionnaires ont été distribués, et l'ensemble des documents est revenu. Les formulaires tirés au sort pour l'évaluation des experts ne font pas partie de ces onze questionnaires.

La moyenne pour les questions 1-5 (jaune) est calculée avec l'évaluation de 1 expert

La moyenne pour les questions 6-14 (Bleu) est calculée avec l'évaluation de 5 experts

La moyenne pour les questions 15-17 (vert) est calculée avec l'évaluation de 5 experts

 

8. Perspectives et développements

Ayant trouvé un partenaire pour aller sur le terrain et investir une somme suffisante pour mettre en place le projet, mon travail post diplôme, sera   de préparer un second projet qui répondra aux impératifs de mise en service de l'ULM   et de son intendance. Il s'agira   d'obtenir les autorisations des différents partenaires sur place, de s'assurer d'avoir de   l'essence, et les moyens technique pour la pérennité du projet.

Mon partenaire désirerait que ce projet puisse donner l'occasion à son personnel de se déplacer en Gambie et de   vivre une expérience humanitaire en collaboration avec le centre de soins de Bijilo. Travailler avec l'ULM, assister le pilote et   proposer des soins serait   probablement une expérience extrêmement enrichissante et captivante.

Ce personnel comprend des ambulanciers et des infirmières. L'expérience acquise sur le terrain serait certainement un souvenir inoubliable, et pourrait apporter aux participants, une vision différente de la vie.

En accord avec ce partenaire, nous   espérons   profiter de la mise en place du projet en Gambie, pour présenter le concept aux ONG et ainsi tenter de promouvoir ce type d'action.

 

8.1 Prototype d'un ULM avec brancard

L'idée initiale de transporter un patient sera développée, et un concept original pour permettre à la machine d'évoluer selon le type de mission sera étudié.

Le principe est déjà très avancé. Le sujet sera développé lors d'un prochain travail.

 

8.1.1 Prototype d'une aile spécialisée

L'aile est sans doute la partie qui demande le plus de réflexion. En effet, l'ULM est limité par l'aérologie. Je pense qu'une aile spécialement étudiée pour cet ULM permettra de voler plus lentement en phase d'approche. On peut augmenter sensiblement la maniabilité en travaillant sur une géométrie variable, et sur une adjonction de volet. Le bord d'attaque sera rigide, et le bord de fuite souple. Dans les vols de transition, on pourra augmenter la vitesse, et un système de compensation automatique simplifiera le pilotage en air turbulent. Un projet est également dans mes tiroirs. Une possibilité de travailler avec des étudiants de l'EPFL 42 existe. A voir...

 

9. Conclusion

Grâce à ce travail de diplôme, j'ai pu mettre en évidence le fait que mon projet aurait réellement un intérêt pour des organismes travaillant dans des milieux médicaux   défavorisés. J'ai également réalisé une évolution du projet de base grâce aux différentes recherches obligatoires.

Sans oublier le but du départ de ce projet, j'ai pu adapter l'idée afin que l'on puisse la rendre réelle. La structure de mes idées et la concrétisation de ce travail sont une satisfaction personnelle, car elles m'ont permis d'aller au bout d'une étape de réalisation.

Conforté par les réactions positives du monde médical, je suis heureux de constater que mon rêve idéaliste n'est finalement pas si utopiste qu'il en avait l'air. Je suis donc encouragé par les résultats de ce travail et la motivation qui m'habite présage encore bien des aventures technologiques et humaines.

J'ai appris aussi, en cherchant des références, que bien des gens et des associations   ont des buts similaires. Les projets pourraient être mis en relation afin de mieux concrétiser.

Mon espoir, est de pouvoir vivre ce rêve, et mettre toutes mes connaissances acquises lors de mes années de formation au service d'autrui. Si le destin le veut,   je peux avoir confiance en l'avenir, et travailler sereinement   à cette réalisation.

Donner est plus important que   recevoir... Dans ce monde tellement inégal, où la richesse se moque de la pauvreté, où la maladie rit des patients, ce projet me donne du courage pour assumer mon quotidien. Je regarde la misère du monde, la famine, la guerre, le sida, etc. Tout cela existe. Mais aujourd'hui, je peux faire couler une goutte bien à moi dans cet océan, pour que cela change...

Pour finir, je jette un regard en arrière, et me rappelle qu'en 1995, suite à cette chute en parapente, des hommes m'ont sauvé la vie. Tous ensemble, les ambulanciers du SIS 43 de Neuchâtel, les hommes de la REGA et l'ensemble du personnel médical de Inselspital de Berne se sont battus pour me garder en vie. Je leur en suit extrêmement reconnaissant. Cette expérience douloureuse m'a certainement fortement influencé dans mes choix de vie. Aujourd'hui, c'est aussi   l'occasion de dire que j'ai pris ma revanche et de remercier l'ensemble des intervenants de cette fameuse journée du mois de mai...

 

 

10. Bibliographie

1.
Fiebieg, H. (1998), « Les médecins volant d'Afrique orientale », in Magazine de la Garde aérienne suisse de sauvetage , Nr. 52, p.18-19
2.
Spoerry, A. (1994), Mama Daktari , Paris, JC. Lattès
3.
FFPLUM Fédération Française de planeurs ultra légers   motorisés . (Page consultée le 16 janvier 2004)   In http://www.ffplum.com/preparer/classes.php
4.
La fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croisant Rouge. (Page consultée le 24 novembre 2003) In http://www.ifrc.org/fr/waht/healt/achi/societyfr/INFOGAM2.HTM
5.
6.
Medlife SA (Page consulté le 5.décembre 2004) In http://www.medlife.ch/index.php?what=catalogue&whatplus=detail&id=32

 

11. Remerciements

Grâce à vous, mon projet a vu le jour. Chacun à sa façon m'a aidé, que ce soit par des renseignements précieux, de l'assistance technique, ou   un encouragement moral.

Rémy Barthel, patron des Ambulances Roland de Neuchâtel. (Sans qui ce projet n'aurait pu se concrétiser)
Jacques Pellet, responsable de la formation des Ambulances Roland, pour m'avoir enseigné avec justesse le sens de notre profession

Yves Alain Constantini
Danielle Porretti
Isabelle Hediger

Le Commandant du SIS de Lausanne, Jean-François Cachin
Le Groupe sanitaire et son chef René Bezençon
Daniel Burger
Etienne Péclard
Didier Langenberger
Stéphane Thévenaz
Jean Gabriel Clouet
Cédric Gremion
Frédéric Jordan
Raphael Domjan

Monique Etienne Lopez
Philippe Zeller

Luc Job
Gantscho Ganev

Dresse Emmanuelle Guillod
Dresse Sandrine Ottesen
Dr. Mussa Touray
Dr. Olivier Dormond
Dr. Valloton
Dr. Nicolas Delaricca
Joëlle Radelfinger
Pierrette Guenod
Christian Waibel
Pal
Michel Peter

Chacun (e) sait ce que je lui dois, et je suis heureux de pouvoir vous dire sincèrement et tout simplement un grand merci pour votre disponibilité ! Et pour la qualité de nos relations

Un merci particulier à toute ma famille, qui a supporté toutes les absences, et les sacrifices que représente cette formation exigeante.

 

12. Annexes

Concernant le travail de diplôme de Daniel Enggist
« Concept d'un ULM sanitaire »

1. Article de : Fiebieg, H. (1998), « Les médecins volant d'Afrique orientale », in Magazine de   la Garde aérienne suisse de sauvetage
2. Réf. Du livre d' Anne Spoerry :Spoerry, A. (1994), Mama Daktari , Paris, JC. Lattès
3. AMREF : Documentations
4. Adresse internet du site de Gambia Healthcare Association
5. FFPLUM         Définitions des l'ULM de la fédération française
6 Profil de santé de la Gambie. Selon, la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croisant Rouge
7. Document de la Croix-Rouge sur la santé primaire
8. Documentation du Sac R600
9. Liste du contenu dans les sacs
10. L'ensemble des questionnaires reçus   des experts
11. Evaluation de l'expert aéronautique « Luc Job »
12. Evaluation de l'expert des sacs médicaux «Jean-Gabriel Clouet »
13. Evaluation   de l'experte concernant la crédibilité du projet « Dresse Emmanuelle Guillod »
14. Evaluation de l'expert du projet en Gambie «Dr. Mussa Touray »
15. Evaluation à titre indicatif de René Bezençon

 

 

 

 


1. ULM : Ultra léger motorisé
2. Voir réf. bibliographique   Nr. 1   -   Annexe 1
3. Voir réf. bibliographique Nr    2   -   Annexe 2
4. AMREF : African Medical and Research Fondation   -   Annexe 3
5. Voir réf. bibliographique   Nr. 1   -   Annexe 1
6. Centre de soins de l'association Gambia Healthcare   -   Annexe 4 adresse du site internet.
7. OACI : Organisation aéronautique civile international.
8. FFPLUM Fédération Française de Planeurs Ultra Légers   Motorisés. Voir réf. bibliographique No. 3   -   Annexe 5
9. Ces données sont tirées de la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croisant Rouge. Voir   réf. bibliographique No. 4   -   Annexe 6
10. Organisation non gouvernementale
11. Maladies sexuellement transmissibles
12. Croix-Rouge
13. CHUV : Centre Hospitalier Universitaire Vaudois
14. Voir Chapitre 3.7,   Missions en Gambie, p.23
15. ibid, p. 24
16. Ibid, p. 24
17. Voir Chapitre 3.3, p. 10 Profil de santé de la Gambie
18. Questionnaire à choix multiple
19. VFR : Règles de vol à vue.
20. UV : Ultraviolets.
21. JAA : Joint aviation authority.
22. ISA : International Standard Atmosphère.
23. HTA : Hyper Tension Artérielle.
24. Tirée partiellement de La Croix-Rouge suisse. Voir réf. bibliographique No. 5 - Annexe Nr. 7
25. Tirée de : Medlife SA.   Voir réf. bibliographique No.6   -   Annexe No.8
26. Médicaments utilisés pour la réanimation, et pour les réactions anaphylactiques graves.
27. Marque d'un médicament broncho-dilatateur.
28. Liste du contenu dans les sacs   -   Annexe    9
29. Facteur de charge. Exemple : 6 G. sur un objet de 100kg. = 600Kg.
30. Chapitre 7.1, graphe   p. 38
31. L'ensemble des questionnaires reçus   des experts   -    Annexe 10
32. GSL : Groupe Sanitaire de Lausanne
33. GIS : Groupe Intervention et de Secours de Lausanne
34. SMUR : Service Médical Urgence Réanimation
35. REGA :REttungflugwacht und Garde Aérienne suisse de sauvetage
36. Evaluation de l'expert aéronautique « Luc Job »    -   Annexe 11
37. Evaluation de l'expert aéronautique « Luc Job »    -   Annexe 11
38. Evaluation de l'expert concernant les sacs médicaux « Jean-Gabriel Clouet » - Annexe 12
39. Lettre d'évaluation de la Doctoresse Emmanuelle Guyot   -   Annexe 13
40. Evaluation du Dr Touray concernant le but de mon travail de diplôme « ULM sanitaire en Gambie ».   -   Annexe 14
41. Dessin humoristique de Pascal Degomme, décrivant le prochain projet.
42. EPFL : Ecole Polytechnique Fédéral de Lausanne
43. SIS   Service de Secours et d'Incendie